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fév 07 2013

Djibouti : exercice franco-djiboutien de défense aérienne

ADEX-1 Le 23 janvier 2013, les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et les forces armées djiboutiennes (FAD) ont participé à un exercice commun de défense aérienne, appelé ADEX (air defense exercice), deuxième exercice conjoint depuis décembre 2012.

Cet exercice a été mené entre les FFDj et les forces armées djiboutiennes (FAD). A cette occasion, les FFDJ ont engagé un Mirage 2000D, deux Mirage 2000-5, un hélicoptère Puma et un hélicoptère Gazelle et les FAD ont mis à disposition un Cessna 208 CARAVAN de l’armée de l’Air djiboutienne.

 L’exercice simulait dans un premier temps l’entrée irrégulière dans l’espace aérien djiboutien d’un aéronef lent et léger. Le signal d’alerte a retenti dans les locaux d’alerte de l’escadron de chasse 3/11 (EC 3/11) de la base aérienne 188 de Djibouti. En quelques minutes, 1 Mirage 2000-5, 1 Mirage 2000D  de l’EC 3/11 Corse et 1 Puma de l’escadron de transport d’outre mer 88  Larzac(ETOM 88), ont décollé en direction de l’aéronef. Avec les indications des contrôleurs aériens français, les avions de chasse spécialisés dans la défense aérienne ont intercepté l’avion inconnu, un Cessna 208.

ADEX-2

L’hélicoptère Puma a ensuite pris le relais, étant plus particulièrement adapté à la poursuite d’aéronef de type avion de tourisme. Un fusilier-commando de l’air, placé à la porte de l’hélicoptère, a enjoint le pilote de l’avion à obtempérer, aux moyens de messages diffusés par un panneau. L’intrus a été arraisonné sur la piste de Chabelley, à 10 km au Sud-Ouest de Djibouti.

Dans le deuxième temps de la simulation, l’avion intrus a été intercepté en mer par des aéronefs de permanence opérationnelle qui, après les phases de reconnaissance et d’interrogation, ont effectué un tir de semonce au moyen de leurres infrarouge pour le faire obtempérer.

Du contrôle aérien aux échelons de commandement, en passant par l’intervention des avions de chasse, l’exercice ADEX a permis d’entraîner l’ensemble de la chaîne de défense aérienne, mobilisant ainsi une vingtaine de militaires français des FFDj ainsi qu’une dizaine de militaires djiboutiens. Cet exercice est le début d’une longue série, les FFDJ et les FAD ayant décidé de le renouveler mensuellement avec la participation éventuelle d’autres unités comme la gendarmerie djiboutienne.

Les forces françaises sont stationnées à Djibouti (FFDJ) dans le cadre d’un accord bilatéral et constituent la base opérationnelle avancée (BOA) française sur la côte Est de l’Afrique. Les FFDJ participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer de réservoirs de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

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