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avr 14 2012

L’E-3F au cœur de l’opération Atalante

Awacs à l'atterrissage à Djibouti Vendredi 30 mars 2012, un avion radar E-3F de l’escadron de détection et de contrôle aéroportés (EDCA) a entamé son premier vol pour participer à l’opération Atalante de lutte contre la piraterie, depuis la base aérienne 188 de Djibouti.

«Atalante est une force européenne pour lutter contre la piraterie en mer. Celle-ci coopère avec d’autres, engagées par les États-Unis, le Japon, l’Inde, la Chine ou l’Otan afin de partager les informations de détection et de poursuite des actes de piraterie dans le golfe d’Aden, l’Océan indien ou la mer d’Arabie», explique le lieutenant-colonel Vincent Dabadie, commandant l’EDCA. Le détachement de la base aérienne 702 d’Avord, renforce l’opération Atalante pendant une durée de trois semaines.

La participation de l’E-3F, système de détection et de contrôle aéroportés, apporte une plus-value en matière de détection, de coordination des moyens et de partage des informations. Évoluant à plus de 10 000 mètres, avec de plus une autonomie de près de 11 heures sans ravitaillement, l’avion radar de l’armée de l’air est équipé de moyens de détection lui offrant une couverture de plus de 200 nautiques. «Le mode maritime du radar de l’E-3F permet de détecter tout navire, même de la taille d’un skiff (petites embarcations employées par les pirates et souvent accompagnées par le bateau mère) dans un très large rayon. Transmettant nos informations en temps réel vers les autorités, nous leur offrons la possibilité de réorienter les forces vers la zone présentant le plus de contacts suspects», souligne le chef du détachement E-3F.

Les contacts jugés intéressants sont communiqués aux moyens de la force Atalante pour identification. Ainsi un bateau croisant à proximité ou un aéronef comme l’Atlantique 2 ou le Falcon 50 de la marine nationale est envoyé pour lever le doute et identifier finement la «piste» vue par l’E-3F. «Nous sommes équipés de moyens d’identification de moindre portée que l’E-3F, mais nous pouvons nous rendre compte de la situation à la surface en basse altitude avec des moyens plus précis. Nous employons notamment le système FLIR (détecteur infrarouge) pour identifier à distance les différents bateaux qui naviguent dans la zone», explique le «pacha» de l’Atlantique 2, venu relever le Falcon 50 le samedi 31 mars 2012. Une fois la piste identifiée comme étant un ou plusieurs «skiffs», les moyens d’interception en mer comme au sol sont mis en œuvre. «Nous pouvons également fournir en instantané des images sur la situation par satellite aux spécialistes du renseignement», précise le chef de détachement de l’Atlantique 2.

Le 7 avril 2012 à Djibouti, au terme d’une cérémonie à bord du navire espagnol Patino, présidée par le contre-amiral allemand Rainer Endres, commandant adjoint de l’opération Atalante, la France a pris le commandement de la Task Force 465. Le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis succède ainsi à l’Espagne et au contre-amiral espagnol Jorge Manso qui commandait la force depuis quatre mois.

Cliquez sur ce lien pour consulter l’article suivant : « La France prend le commandement de la force Atalante »

Texte : adjudant Jean-Laurent Nijean

Photos : adjudant Richard Nicolas-Nelson

Droits : © Armée de l’air

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