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avr 15 2011

Libye : zoom sur le détachement 35F engagé dans l’opération Harmattan

Premiers en l’air, derniers posés, les hommes de la Flottille 35F sont « l’assurance vie » des pilotes du groupe aérien embarqué en cas d’éjection au-dessus de la mer ou d’amerrissage. Avant chaque catapultage ou appontage, un des trois hélicoptères du détachement prend l’air avec à son bord un plongeur paré à intervenir en cas de problème. Les « Pedro », comme on les surnomme, sont 39 (27 techniciens et 12 navigants) au sein du détachement du Charles De Gaulle. La Flotille comprend deux Dauphin et une Alouette III.

Après tout juste quatre mois de mission Agapanthe et deux semaines de repos puis quelques jours de vol pour retrouver l’ensemble de leurs qualifications, les personnels du détachement 35F du Charles de Gaulle sont à nouveau en opération.

Trois membres d’équipage dont un plongeur, se tiennent parés à bord de l’hélicoptère dans l’éventualité, heureusement très rare, d’un accident au catapultage ou à l’appontage. Leur mission : récupérer le plus rapidement possible le pilote ou les personnels navigants en difficulté.
Dans le hangar, Grégory, Mathieu, Julien et Fabien s’affairent autour d’un Dauphin pour une opération de maintenance. Ils sont de spécialités « PORTEUR » ou « AVIONIQUE ». Les techniciens de maintenance aéronautique sont répartis en « PORTEURS » spécialistes des systèmes mécaniques et hydrauliques de l’aéronef et en « AVIONIQUES » spécialistes de l’électronique embarquée.

Fabien qui rentrait de 4 mois de mer au moment de l’appareillage pour la mission Harmattan remarque que le travail n’est pas tellement différent : « l’entretien des machines est toujours le même mais le rythme est plus intense. Les vols finissent tard dans la nuit. Comme notre hélicoptère est toujours le dernier à regagner le hangar, cela décale autant nos créneaux d’entretien. » L’EV1 Eric S. Chef du Service Technique (CST) explique que l’entretien des hélicoptères à bord ne s’arrête jamais. Il s’effectue entre deux vols. Cela évite des indisponibilités trop longues.

De jour, l’infatigable Alouette III de la 35F assure sa part de missions. Les Dauphin, plus modernes, sont aptes à mener leur mission de jour comme de nuit. Si les deux hélicoptères ont leurs inconditionnels au sein de la flottille, ils suscitent à bord l’admiration de tous. Au-delà de leur mission de sauvetage, les hélicoptères de la 35F contribuent au soutien de la force à la mer. Qu’il s’agisse de faciliter le transfert de charges lors des ravitaillements à la mer grâce au VERTREP (Vertical Replenishment), de procéder à une évacuation sanitaire ou à des vols de liaisons, les hommes de la 35F savent tirer le meilleur de leurs machines !

A bord du Charles de Gaulle, les Pedro vivent au rythme des pontées vers la Libye. Parmi ceux qui s’apprêtent à pendre l’air, le LV Patrick de la flottille 4F, (E2C-Hawkeye) souligne l’importance de leur travail « Nous sur Hawkeye, on compte doublement sur eux ; nos avions ne peuvent pas être équipés de sièges éjectables. En cas de problème, nous évacuons par des trappes selon une procédure bien définie. » Aujourd’hui comme hier et demain, les Pedro seront les premiers dans le ciel méditerranéen et les derniers posés.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la défense et des anciens combattants

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