«

»

mar 31 2011

Libye : dans la tour de contrôle de la base de Solenzara

Depuis le début de l’opération Harmattan , les contrôleurs aériens de la base de Solenzara sont en alerte 24h/24. L’équipe a été renforcée pour répondre aux exigences opérationnelles.

Dans la tour de contrôle de la base aérienne de Solenzara, six contrôleurs aériens des bases aériennes de Nancy et de Saint-Dizier sont venus renforcer l’équipe sur place. «Lors de la montée en puissance, notre équipe a été complétée par des spécialistes des bases d’où viennent les avions de combat actuellement stationnés en Corse , explique le capitaine M, officier contrôleur à Solenzara. Le travail est facilité, car ils connaissent les procédures de travail et d’urgence. Nous les avons juste sensibilisés sur la particularité du terrain avec la présence de montagnes proches de la piste ».

Depuis le début de l’opération menée en Libye, l’activité aérienne est dense. «Tous les jours des avions de chasse décollent. Avant leur retour, six heures après, nous gérons les mouvements de liaison soit de transporteurs soit de chasseurs qui assurent les relèves », précise le capitaine M.

Les retours de mission s’effectuent dans le secteur sud-est de la Corse. «Une heure avant leur arrivée dans notre zone de responsabilité, le pilote de l’avion ravitailleur, responsable de la patrouille, contacte la tour de contrôle . Quand les avions arrivent dans cette zone, nous les prenons en compte et les faisons poser sur la piste. Cette opération prend environ une dizaine de minutes », raconte le capitaine M.

Quand les retours se déroulent de nuit, les contrôleurs fournissent un service plus complet. «Nous les faisons atterrir en utilisant la procédure GCA (Ground Control Approach – approche de précision guidée radar). Nous guidons les avions depuis le sol en leur donnant des instructions pour se placer sur un axe idéal de descente sur la piste », explique l’un des contrôleurs de la base corse.

La tour de contrôle de Solenzara est en alerte 24H/24 avec une permanence de trois personnes prévues en dehors des activités aériennes. «Nous sommes habitués à gérer ce type d’activités avec les campagnes de tir fréquentes sur la base », rappelle le capitaine M.

Texte : LTT Charline Redin

Photos : ADJ Olivier Ravenel

Source

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :