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nov 26 2010

Interview du capitaine de vaisseau Jean-Philippe Rolland, commandant du Charles-de-Gaulle

1- Quelle est la mission / la place du CDG dans l’opération Agapanthe?

La mission du Charles de Gaulle consiste à manifester l’intérêt de la France pour une région du monde essentielle à sa sécurité : sécurité de ses approvisionnements – que l’on songe au volume d’hydrocarbures transportés à travers le détroit d’Ormuz ou bien à la menace que les pirates font peser sur les navires de commerce qui passent à travers le golfe d’Aden – sécurité de ses citoyens, aussi, en agissant dans la profondeur contre le développement des foyers de terrorisme, maintien et renforcement des liens d’amitié qui l’unissent à de nombreux pays limitrophes. Lorsque le porte-avions se trouve dans une région telle que le nord de l’océan Indien, c’est comme si on y donnait un énorme coup de projecteur : on recueille de nombreuses informations importantes et on montre que l’on n’est pas indifférent à ce qui s’y passe.


2- Quels sont les atouts du bâtiment pour mener à bien sa mission?

Les principaux atouts du Charles de Gaulle sont d’abord liés à sa nature de porte-avions : ses appareils lui permettent d’agir sur une étendue immense, que l’on adapte chaque jour en fonction de la mission qui lui est assignée, profitant d’une formidable liberté : celle de naviguer et de voler sans contrainte, ou presque, dans les espaces maritimes internationaux. C’est aussi une grosse unité qui, avec sa propulsion nucléaire, tient bien la mer et y opère pendant de longues périodes. C’est enfin et surtout un équipage de près de 2000 personnes fortement motivées par la nature exceptionnelle de l’activité qui s’y déroule : il est toujours surprenant de voir comment cette énorme machine parvient à s’adapter, chaque jour, à un cadre d’emploi et à des défis différents.

3- Quelles sont vos attentes concernant son déroulement ?


Je souhaite tout simplement que nous remplissions notre mission et que nous rapportions les résultats opérationnels qui sont attendus de nous. Je sais d’expérience que l’équipage a, en rentrant de ce type de déploiement, une conscience précise de la façon dont le travail a été fait et que rien ne vaut la satisfaction du devoir accompli. Sauf, bien sûr, la joie de retrouver nos familles !

Sources : © Marine nationale

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