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oct 05 2010

Un aviateur affecté à bord du Charles de Gaulle

Le jeudi 30 septembre 2010, le commandant Roger Vacca, contrôleur de défense aérienne dans l’armée de l’air, a embarqué à bord du porte-avions Charles de Gaulle . «Depuis cet été, je suis affecté à bord du Charles de Gaulle pour une période de trois ans , précise l’officier supérieur. Avant d’embarquer officiellement, j’ai effectué un séjour à bord du porte-avions, en juin dernier, afin de m’« amariner » (s’acclimater à la vie à bord) et pour prendre mes consignes auprès de mon prédécesseur. Depuis, je suis reparti en mer début septembre ».

À bord, il occupe principalement deux fonctions : officier de la conduite des opérations et officier d’échange entre la marine nationale et l’armée de l’air. Le commandant Vacca revient sur l’origine de la présence d’un aviateur à bord du porte-avions. «Lorsque le Charles de Gaulle a été mis en service en 2001, il était un des premiers bâtiments de la Marine à être équipé de la liaison de donnée tactique L16. À cette époque, les utilisateurs de cette liaison de données étaient rares et les aviateurs sur avion radar E-3F possédaient une réelle expertise en ce domaine , précise l’officier d’échange. Depuis, cet échange perdure et se révèle être un plus pour une meilleure compréhension mutuelle et une meilleure coopération air-marine ».

Pendant les dix premiers jours d’octobre, cette base aérienne mobile se consacre à la qualification à l’appontage du groupe aérien embarqué, qui comporte une trentaine d’aéronefs (dix Rafale, deux Hawkeye, douze Super-Étendard et trois Dauphin). Dans le même temps, le Charles de Gaulle  suit une remise en condition opérationnelle, incluant le bâtiment et son groupe aéronaval. Le commandant Vacca annonce que le porte-avions participera simultanément à l’exercice Serpentex  qui se déroulera du 4 au 15 octobre 2010 sur la base aérienne de Solenzara, en Corse. Des hélicoptères de l’armée de l’air apponteront sur le Charles de Gaulle  pour exécuter entre autres des missions CSAR (Combat Search And Rescue  – recherche et sauvetage au combat). Dans le même temps, les Rafale au standard F3 de la marine nationale s’entraîneront à la mission CAS (Close Air Support  – appui aérien rapproché) en vue de leur participation à la mission Pamir  en Afghanistan.

Puis dès la mi-octobre, l’aviateur, aux côtés des 2000 marins, quittera Toulon pour une mission de quatre mois dans le Nord de l’océan Indien, baptisé Agapanthe 2010 . «Il s’agit d’une projection de puissance régulière, la cinquième depuis 2001, dans une zone d’intérêts stratégiques pour la France. Le groupe aéronaval complète ainsi le dispositif militaire permanent prépositionné dans l’est de l’arc de crise défini par le Livre blanc», précise le commissaire en chef de deuxième classe Pierre-Éric Lannes. Lors de cette mission, à la fin de l’année 2010, les avions de combat embarqués sur le porte-avions renforceront notamment les capacités d’appui, de reconnaissance, de surveillance et de coordination des opérations aériennes de la coalition en Afghanistan. Les Rafale F3 du groupe aérien embarqué utiliseront des pod de Reco NG (système de reconnaissance de nouvelle génération), prêtés par l’armée de l’air. Actuellement le détachement de l’armée de l’air à Kandahar compte six avions de chasse : trois Mirage 2000 et trois Mirage F1 CR. Ces appareils réalisent en moyenne deux sorties par jour. Ce détachement compte environ 180 aviateurs.

Reportage : Cne Céline Limousin et EV1 Sandra Cespedes

Photos : SM Axel Manzano.

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