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sept 17 2010

Un officier belge commandera l’ETO

Depuis le 3 septembre 2010, un officier belge, le lieutenant-colonel Guy Jacquemin, a pris les commandes de l’école de transition opérationnelle (ETO) de Cazaux. «C’est même la première fois qu’un non Français est à la tête d’une unité à l’origine franco-française », annonce le lieutenant-colonel. Cet officier supérieur succède au lieutenant-colonel français Mathieu Deflandre, qui commandait cette unité franco-belge de l’armée de l’air depuis 2009.

«En 2004, la France et la Belgique ont créé une coopération pour la formation des pilotes de chasse, nommée l’AJeTS (Advanced Jet Training School). Issue d’une volonté politique, elle se veut être une mutualisation des moyens et méthodes en vue d’optimiser les ressources humaines et économiques des deux pays. Depuis six ans, nous formons ensemble nos pilotes sur Alphajet à Tours et à Cazaux , explique le lieutenant-colonel Jacquemin. Pour que l’organisation fonctionne, nos deux parties ont mis sur pied un arrangement technique, sur lequel différentes fonctions identifiées peuvent être occupées soit par un Belge, soit par un Français. »

Puis, le lieutenant-colonel dévoile ses trois objectifs, qui s’inscrivent dans la continuité de son prédécesseur. «D’abord, garantir une qualité de formation des pilotes de chasse, annonce le colonel belge. Nous avons créé une antenne interne de contrôle de la qualité qui veillera à la standardisation de l’enseignement des instructeurs. Elle s’appelle d’ores et déjà antenne de standardisation et d’évaluation -Cazaux « .

Son deuxième objectif est de satisfaire les besoins de chaque client. «Nous formons également des pilotes d’autres nationalités (allemands et espagnols). La diversité des clients est assez importante chez nous. Nous visons à mettre en place une formation qui puisse satisfaire nos différents clients. Pour y parvenir, nous avons créé en septembre 2008, un syllabus modulaire qui comprend deux troncs de formation : un tronc commun suivi par tous les stagiaires et à l’issue un module optionnel, qui offre à chaque client de choisir une ou plusieurs spécialisations soit dans la défense aérienne, soit dans le domaine air-sol, ou encore un modèle combiné « .

Le troisième et dernier objectif vise « à trouver le juste équilibre entre l’aguerrissement indispensable à la formation de nos combattants et la pédagogie. Celle-ci consiste essentiellement en une formation des instructeurs à l’analyse et l’exploitation des ressources humaines chez les stagiaires « .
Ces axes d’amélioration découlent de l’expérience professionnelle du lieutenant-colonel Jacquemin. «Dans mes fonctions antérieures, j’ai été impliqué dans des organismes de formation d’autres pays, européens et américain. J’ai également été responsable de la formation des pilotes militaires belges (chasse, transport, hélicoptère). J’ai constaté qu’il existait des axes d’amélioration, notamment en matière de pédagogie. En arrivant à Cazaux, je n’ai pas tardé à me pencher sur ce dossier ». Il a rejoint l’ETO de Cazaux en 2007 en tant qu’adjoint du chef des opérations. Par la suite, il a occupé le poste de chef des opérations et celui de commandant en second de l’unité.

Durant son mandat d’un an, le lieutenant-colonel Jacquemin appliquera sa feuille de route. «Elle est garante de la qualité de la formation au sein de l’ETO », concède-t-il

L’école forme en moyenne une soixantaine de stagiaires chaque année, sur des avions-écoles Alphajet français et Alphajet belges modernisés. «L’armée de l’air française a pris la décision de moderniser une vingtaine de ses Alphajet. En avril-mai 2011, on espère basculer complètement vers une formation homogène sur les Alphajet modernisés », annonce le lieutenant-colonel Jacquemin.

Texte : cne céline Limousin

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