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août 13 2010

« Emergency landing » à Dijon

Le 11 août 2010, un avion de chasse de type Harrier britannique, en provenance de Pise (Italie) et à destination de Coningsby (Grande-Bretagne), s’est posé en urgence sur le terrain de la base aérienne de Dijon.

À 20h05, le bureau de permanence de Dijon a reçu un coup de téléphone du CNOA (centre national des opérations aériennes) pour les prévenir qu’un Harrier britannique, en panne de commandes de vol, avait demandé à se poser en urgence sur la piste de Dijon.

L’officier de permanence à la semaine base, le capitaine Emmanuelle Van Den Bussche, est monté à la tour de contrôle et a allumé la piste en moins de cinq minutes. «La chance a fait que je sois contrôleur opérationnel. Je suis partie très vite accompagnée d’un militaire technicien de l’air de la semaine base pour me seconder au téléphone, explique le capitaine. Je sais que dans ces moments, le téléphone ne cesse de sonner, il faut gérer l’avion et prévenir les secours de la base ».

Au début, «l’avion n’était pas identifiable sur l’écran », raconte le capitaine, mais finalement, «il nous a indiqué sa position. Il était en panne électrique totale et déjà en position «vertical terrain». Il devait se poser court» . À 20h13, soit huit minutes après le coup de téléphone du CNOA, le Harrier a atterri sans encombre sur la piste. À son arrivée, «tous les voyants d’alarmes étaient allumés et de la fumée sortait du réacteur », relate l’officier de permanence. Sur place, les pompiers ainsi que le service médical de la base étaient prêts à intervenir. L’avion a été sécurisé et le pilote, en parfaite santé, a été pris en charge.

La réactivité et le professionnalisme de l’équipe de la semaine base de Dijon ont largement contribué à la réussite de la gestion de cet événement. Le capitaine Emmanuelle Van Den Bussche confie : «L’essentiel c’est que le pilote soit en vie et en bonne santé ». Elle avoue cependant, «j’étais un peu angoissée. C’est la première fois que j’étais seule dans la tour de contrôle pour faire poser un avion. J’ai réussi grâce à l’expérience acquise au cours de ma carrière ». L’officier, en poste à Dijon depuis trois ans, est contrôleur opérationnel depuis 2008 et a reçu le mois dernier la qualification de premier contrôleur.

Texte : LTT Charline Redin

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