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juin 26 2010

Fin de l’exercice Garuda


Du 14 au 25 juin 2010, l’armée de l’air a participé à l’exercice interallié Garuda qui s’est déroulé simultanément sur deux bases aériennes, celle d’Orange et celle d’Istres.

L’exercice a lieu alternativement tous les deux ou trois ans, en Inde ou en France. Pour cette quatrième édition, l’armée de l’air française a bénéficié pour la première fois de la participation de la Royal Air Force Singapore ( armée de l’air singapourienne ) .

Cette année, l’exercice, anciennement bi-latéral, a impliqué trois acteurs principaux. «La réunion de ces trois armées de l’air de pointe, fait de Garuda un rendez-vous d’excellence», déclare le général Bruno Clermont, délégué aux relations extérieures de l’état-major de l’armée de l’air, à l’occasion du voyage de presse, le 23 juin 2010. L’entrée des forces singapouriennes dans l’entraînement a ainsi modifié son organisation. «Afin d’accueillir l’ensemble des pilotes et des appareils, deux bases aériennes et non plus une, ont été mobilisées pour cette édition», explique le colonel Jean-Paul Clapier, directeur de l’exercice. Et d’ajouter : «Un seul site n’aurait pas été adapté à l’ensemble de nos opérations».


Par ailleurs :«l’Inde et la République de Singapour ne sont pas membres de l’Otan. À ce titre, aucune stratégie otanienne n’a été appliquée, nous laissant une certaine autonomie dans la conduite de nos opérations. L’exercice a ainsi offert à l’armée de l’air une opportunité inédite dans sa série d’entraînements annuels interalliés», explique l’officier.

Dans le domaine de l’entraînement, Garuda vise à améliorer le niveau d’interopérabilité des équipages français et étrangers dans les missions de défense aérienne et d’attaque au sol. Il a donné lieu à une multitude de missions spécifiques. L’armée de l’air a ainsi participé, aux côtés de ses deux alliés, à de nombreuses opérations de type COMAO (Composite Air Operation : opération aérienne composée), au sein desquelles divers appareils de transport ou de chasse évoluent ensemble. Avec une difficulté grandissante sur le plan opérationnel, les deux derniers jours de l’exercice ont ainsi constitué le point d’orgue de cette édition. La fin de l’exercice a ainsi inclus une participation de nombreux escadrons de l’armée de l’air française.

Par la confrontation des procédures opérationnelles des pays participants, Garuda a permis une nouvelle fois d’améliorer la compréhension mutuelle des alliés. Comme le souligne le colonel Clapier, «cette coopération a pleinement optimisé les capacités opérationnelles des armées engagées. Cela a été naturellement profitable aux trois parties». Une interopérabilité que le colonel Clapier résume en trois notions : «Une bonne préparation, une conduite active des opérations de la part de la direction de l’exercice et enfin une planification pointue des réunions de debriefing ».

Pour cet exercice, l’armée de l’air avait déployé de nombreux moyens. Quatre Mirage 2000 C de l’escadron 2/5 «Ile-de-France» ont ainsi été mobilisés à Istres, tandis que cinq Mirage 2000-5 du 1/2 «Cigognes» se trouvaient à Orange. Côté asiatique, de nombreux moyens avaient également été mis en œuvre. L’armée indienne a mis à disposition six Sukhoï SU-30, deux Iliouchine II 78 et un Iliouchine 76. Pour sa première participation à l’exercice, l’armée singapourienne a déployé, quant à elle, six F16 ainsi qu’un KC 135R.


Texte : Elsa Clemencio, stagiaire au Sirpa air.

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