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avr 16 2010

Exercice "Amitié" à Djibouti


Entraînement annuel majeur des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ), l’exercice interarmées et interallié Amitié 2010 se déroule sur le territoire djiboutien, du lundi 12 au vendredi 23 avril 2010.

Cette année, Amitié 2010 s’inscrit pleinement dans le cadre des accords de Défense franco-djiboutiens. «Cet exercice représente une excellente opportunité d’entraînement, d’autant que les moyens mis en œuvre sont particulièrement importants», explique le général de division aérienne Thierry Caspar Fille-Lambie, commandant les FFDJ.

Le scénario d’Amitié simule, de manière réaliste, l’attaque du territoire de Djibouti par des forces ennemies, à un haut degré d’intensité. L’ensemble des forces aériennes, terrestres et maritimes des FFDJ sont fortement mobilisées. Pour Amitié, elles bénéficient du renfort d’importants moyens venant de France, ainsi que de la participation des forces armées djiboutiennes et des troupes américaines stationnées à Djibouti.

Les unités de la base aérienne 188 de Djibouti, commandée par le colonel Jean-François Ferlet, participent activement au volet aérien de l’exercice. L’escadron de chasse 3/11 «Corse» s’entraîne ainsi à des missions de défense aérienne, d’assaut conventionnel et d’appui aérien rapproché (Close Air Support–CAS). Plus d’une dizaine de sorties aériennes sont réalisées au quotidien à un rythme très soutenu. Pour cela, l’escadron s’appuie sur les sept Mirage 2000 C et les trois Mirage 2000 D stationnés en permanence à Djibouti. Au cours d’Amitié 2010, ces appareils bénéficient de la présence de trois Mirage 2000 N de la base aérienne 116 de Luxeuil, dont le rôle est d’offrir une opposition de type Red Air (les Mirage 2000 N simulent ainsi les forces adverses d’une opération aérienne). En outre, un C135-FR de la base aérienne 125 d’Istres permet aux avions de chasse mobilisés d’être ravitaillés en vol.

L’escadron de transport outre-mer (ETOM) 88 «Larzac» réalise, pour sa part, des missions de transport tactique (aérotransport de troupes et de matériel, recherche et sauvetage…). L’ETOM dispose pour cela d’un avion de transport C160 Transall, de trois hélicoptères, d’un Fennec et de deux Puma. Mardi 13 avril 2010, le Transall de l’ETOM a notamment acheminé, depuis l’île de la Réunion, une soixantaine de militaires des forces armées de la zone Sud de l’Océan Indien (FAZSOI), venus en renfort pour l’exercice.

Au sol, une vingtaine de commandos parachutistes de l’air du groupement d’entraînement spécialisé (GES) de la BA 188 réalisent des missions de récupération de personnel (Personnel Recovery–PR) ou de guidage au sol d’aéronefs lors de missions de CAS.

L’exercice Amitié a également permis aux forces aériennes françaises de s’entraîner à la projection de forces sur une longue distance, lors du convoyage des trois Mirage 2000 N par l’avion tanker C135-FR. Tous ces appareils avaient quitté la base aérienne d’Istres, dimanche 11 avril 2010, avant de rejoindre Djibouti, quelques heures plus tard, au terme de trois phases de ravitaillement en vol.

L’ensemble de l’activité aérienne de l’exercice est coordonné en temps réel par le centre de conduite des opérations aériennes (CCOA) qui produit notamment une documentation opérationnelle de référence, comme les Air Tasking Orders, détaillant les missions à exécuter par chacune des unités aériennes. Inséré en permanence dans l’état-major interarmées des FFDJ, le CCOA planifie et conduit, tout au long de l’année, les missions dévolues à chacun des vecteurs aériens français. C’est aussi le CCOA français qui coordonne l’activité de tous les aéronefs militaires américains, japonais ou européens au-dessus du territoire djiboutien. Cette coordination est fixée dans un document commun, la Flow Sheet, synthèse quotidienne de l’ensemble des missions. C’est un cas unique.

Reportage: Ltt Djemaï




Source: Ministère de la Défense

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